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Rencontres...

Ma rencontre avec Bouba remonte à mon arrivée à Marie-Galante. La Rose du Brésil était sur le point de voir le jour, il y a déjà presque 18 ans. Une fois les présentations faites autour de l'Art, du voyage et de son travail, j'ai découvert une personne d'une grande humanité, dont les doutes et la poésie animent sa création depuis toujours, matérialisés par de nombreux supports que la nature a pu mettre sur sa route, lin, jute, bois flotté, bambou, sable, outils abandonnés.., mais aussi l'encre, l'acrylique et les pastels gras.
J'ai toujours espéré être en mesure de proposer un espace dédié à ses oeuvres et c'est aujourd'hui chose faite.
Caraïbéen avant tout, c'est à dire né de tous les savants mélanges d'origines apparues en Martinique dont il est originaire et en Guadeloupe où il vit aujourd'hui ; indien, caraïbe, africain et européen, et riche du métissage personnel qu'il a su construire à partir de leurs croyances, Bouba nous dévoile sa perception de l'histoire des îles, de son présent, de son futur, d'un monde aux lignes et formes contrastées où lumière et légèreté trouvent malgré tout l'équilibre dans la couleur. L'homme y est décrit dans sa quête d'échange harmonieux avec la nature, avec l'autre, par des passerelles organisées, mystiques et imaginaires, une géométrie de signes d'où sensualité et bienvellance émanent.
Pour jouer, l'homme dispose avant tout de lui-même.
Dès l'origine, il es t son propre instrument.
Jean-Louis Barrault
"Par une constante recherche, un retour aux sources dans la modernité, l'univers de Bouba brise les frontières entre le dessin, la sculpture, la peinture et et les assemblages. Les oeuvres produites sont donc toujours animées de préocupations étroitement liées au langage et à l'échange. Nathalie HAINAUT, commissaire d'expositions et critique d'art".
"Quand on pénètre dans l’atelier de l’artiste plasticien Bouba, on est confronté à un travail qui interpelle par la richesse et les variétés des médiums, des outils et des supports utilisés. Tout d’abord, l’oeil est séduit par des champs de couleurs qui invitent à la méditation, ces espaces colorés captivent l’esprit et le font voyager. La richesse plastique de ces oeuvres réside dans un jeu complexe de caché/montré, apparition/disparition et de transparences qui manifestent la dilution opérée par le temps. Entropie exprimée à travers la technique du grattage et les superpositions de pigments, tout ce travail est réhaussé par des vibrations chromatiques et l’addition de touches or. Ces mosaïques picturales renvoient à la pluralité et l’universalité dépassant les limites de l’insularité et de l’identitaire. Donc la figure échappe et laisse libre cours à l’abstraction, oeuvre ouverte à toute reconnaissance et identification. C’est une écriture universelle qu’utilise Bouba afin que chacun se trouve dans l’autre. « Bouba maîtrise une calligraphie ethnique qui vise à l’essentiel où il s’approprie des signes divers pour interpréter l’harmonie possible culturelle et artistique. Nul doute que son statut d’autodidacte favorise l’accessibilité à son oeuvre et à toute forme d’interprétation.» Agnès PIZON, Professeur de lettres et d’arts plastiques (Lycée Versailles)".
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Autodidacte et anti-conformiste, Bouba utilise tous les courants d'expression existants en passant par l'art brut, primitif, architectural et abstrait pour donner son témoignage.

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